renaissance au Domaine du Palais à Saint-Lizier

Avec lui le calcul est vite fait. A raison d’une durée moyenne de séjour qui avoisine les 4 jours et sachant que ce sont surtout des familles de 4 à 5 personnes qui fréquentent le site et des clientèles de passage (les durées de séjours sont alors de deux jours seulement), le Domaine du Palais atteint l’équilibre à 100 k€ de CA.

Pour 2017, fort de cette lancée il espère 200 k€. Et si la piscine (qu’il voit bien située au cœur de la résidence) voit enfin le jour il est certain de passer les 250 k€ de CA.

Intéressant, lorsque renchérit-il, il estime «à 12€ par personne et par jour en moyenne, les dépenses, hors hébergement et restauration, qui irriguent le territoire alentour»

Pour autant même si une douzaine d’appartements sont classés grand Palais car plus «luxueux», les autres, à partir de 80€ (dégressifs) la nuit, en font une résidence de qualité qui sait rester abordable.

«Ça fait partie de notre philosophie que de vouloir rester accessibles et puis il faut rester à l’échelle de Ariège» complète Stéphane de Jurquet.

Par ailleurs, les locations longues durées sont aussi possibles (pour six mois maximum à 450€ l’appartement) avec tous les services para-hôteliers fournis.

Ce couple d’ingénieurs qui va travailler au CNRS de Moulis a tout de suite trouvé un intérêt à ce type de logement temporaire avant de louer ou peut-être acheter autre chose.

Lorsqu’on s’inquiète du mélange des genres, il répond que chaque bâtiment a sa vocation spécifique de façon à ce qu’aucune clientèle n’en perturbe une autre et que l’harmonie des lieux soit respectée.

Petit à petit, le Domaine du Palais atteint sa vitesse de croisière parce que très attentif également aux postes de coûts et se permet de caresser d’autres espoirs.

Comme faire réaliser cette piscine ouverte au cœur du site. Et surtout vouer le bâtiment A, plus a l’écart des autres, en petit hôtel de charme avec sa dizaine de chambres et les deux salles de séminaires.

Un projet adossé aux salles de réception qui permettrait d’aller plus loin encore: «pourquoi pas dans un tel cadre imaginer une résidence d’accueil pour les artistes qui effectueraient là des stages publics ou des séances de création à l’image d’une villa Médicis», rêve à haute voix S. de J.

«Il faut s’appuyer sur la vocation culturelle voire spirituelle du Palais des Evêques situé au cœur de Saint-Lizier» poursuit-il couvant du regard ce patrimoine qui l’entoure, lui qui souhaite prendre garde «à ne pas insulter l’avenir»

Un projet qu’il est allé défendre devant les pouvoirs publics et qu’il espère fédérateur de partenariats nouveaux avec le soutien des collectivités locales.

A terme, il espère pouvoir créer 5 emplois à temps plein.

Pour l’heure, la salle de réception, refaite à neuf, a accueilli son premier grand séminaire. 300 cadres de SWM (propriétaire de la Moulasse) venus de toute la France en séminaire d’entreprise. Tout un symbole, décidément.

Touristes russes en Languedoc Roussillon - suite

Suite de la revue sur les attentes et représentations du touriste Russe dans le Sud de la France.

Paris / la France de régions / les Français

Les images de Paris, ville lumière, effervescente et festive véhiculées par l’émigration blanche soucieuse de faire bonne figure auprès de ceux restés au pays après la révolution bolchevique de 1917.

La France est perçue comme un beau pays où il fait bon vivre. La gastronomie, le vin, le luxe sont des incontournables comme l’image romantique de Paris. Les Russes sont naturellement en recherche du Français idéal, celui des films et qui est supposé rassembler les qualités présumées des Français.

La France des régions
Il n’existe pas vraiment de représentations structurées de la France des régions exceptions faites de la Côte d’Azur (Nice), la vallée de la Loire (châteaux), et la Normandie (Deauville), des châteaux Cathares . L’évocation des territoires français passe par des produits de terroirs qui sont connus comme certains fromages, la baguette ou le vin (voir  la route des vins en Languedoc Roussillon ) , mais, pour la plupart des russes, ils restent difficiles à situer géographiquement avec précision.

Réactions et attentes primo-visiteurs

Réactions

- La taille et la densité urbaine de Paris avec des distances facilement réalisables à pied comparé à Moscou ou à Saint-Petersbourg
- L’envers du décor de «Paris ville lumière» choque ses visiteurs russes. (Nota : les Russes ont tous connaissance des « traces russes » en France. Le pont Alexandre III, la cathédrale Alexandre Nievsky, le cimetière russe de Sainte Geneviève des Bois, la maison de Tourgueniev à Bougival,…). Si les lieux et l’émerveillement attendus sont la plupart du temps au rendez-vous, le tempérament et l’accueil des Français posent question.

- Plus qu’une cristallisation sur tel ou tel monument de notre Patrimoine, les Russes sont en recherche d’une ambiance, d’un air de Paris, la capitale étant obligatoirement perçue comme l’essence de la France.
Attentes
- Le public russe sera sensible à toute passerelle culturelle qui magnifiera la relation historique ou contemporaine entre Russie et France. Une offre orientée dans ce sens, mettant en valeur cet aspect sera toujours bien accueillie

- Malgré la fermeture de leur pays pendant des décennies, les Russes ont conservé et alimenté un véritable amour pour la France qui toujours est restée présente dans les esprits. Pour la plupart ils possèdent dans leurs fondamentaux éducatifs et culturels un solide bagage culturel sur la France. Les Russes ont du mal à comprendre que cela ne soit pas réciproque.
- Leur garantir l’accès à l’information dans leur langue est une première étape. En effet elle est parfois absente des présentoirs ou cartels alors que sont représentés sept autres langues en moyenne dans les principaux musées et monuments. Très peu de sites touristiques sont accessibles en multi-langue ou alors uniquement en Anglais, Espagnol voire catalan, même avec les applications iPhones ou web mobile aujourd’hui dans les Pyrénées orientales ou à Montpellier…Sur le modèle Trésors de France par exemple

- Le premier accueil est comparé par les Russes à celui très avantageux reçu en Italie (1er rivale de coeur) mais aussi en Grèce, Espagne (la catalogne du Sud étant, à ce niveau,  hautement performante par rapport à celle du Nord : Perpignan et sa région) et surtout en Turquie qui livre une véritable opération séduction envers ses publics russes.
- Les Russes sont aujourd’hui en attente d’une offre spécifiquement calibrée à leur attente. L’utilisation des nouvelles technologies est évidemment très appréciée, mais plus simplement les audio guides en russe restent rares (exception faite de Versailles)
- Lors d’un second séjour en France, les Russes recherchent une diversification plus grande des offres qui leur sont proposées, prêts à aller plus loin (au propre comme au figuré), quitte à provoquer l’étonnement et à voir les choses sous un autre jour.

Randonnée dans les Alpes au Vieux Chaillol

Quittons momentanément les Pyrénées pour faire une randonnée dans les Alpes…

Hier était un retour au pic du Vieux Chaillol.
L’année dernière je m’y étais rendu en passant par la vallée de Champoléon et le col de Côte Longue (2679m)  et cette année j’ai voulu faire la montée “classique”, au départ de la station de Chaillol.

La montée

Départ d’une altitude d’environ 1750m.

Au démarrage, le choix de l’itinéraire de montée est d’aller à gauche du réservoir : le retour se fera par l’autre côté, histoire de changer un peu. On entend d’abord des moutons, puis des vaches. Sympa.

Sur le sentier, je croise des vaches - un troupeau entier. Le chemin est étroit, et… la première vache attend… un peu comme moi, d’ailleurs… Dans ce cas là, tout le troupeau est bloqué, et tout le chemin aussi. Alors pas le choix : il faut couper à flanc de montagne et tant qu’à faire, monter. C’est crevant mais au moins on prend vite de l’altitude…

Arrive un embranchement où d’un côté on va vers le col de la Pisse (2356m) et de l’autre vers le col de la Vénasque (2487m). Le chemin vers le pic du Vieux Chaillol passe par le col de la Pisse, donc direction de ce côté.

La montée n’est pas très dure, et le chemin prends des transversales un peu longues compte-tenu de la faible difficulté d’ascension. Bien échauffé par l’effort précédent, c’est le bon moment de couper le chemin encore une fois…

Au col de la Pisse on peut faire un point sur son itinéraire et estimer ce qu’il reste à faire pour arriver à destination…

Le pic du Vieux Chaillol est juste au-dessus, et c’est là qu’il faut être prudent : on a l’impression d’être tout juste à côté, mais il reste du chemin à faire… et ce ne sera pas la partie la plus facile de l’itinéraire : celle-ci est juste derrière !

Du col de la Pisse au col de Côte Longue, situé sur une sorte de plateau juste avant la montée finale vers le pic du Vieux Chaillol, le chemin à prendre navigue entre des cairns. Ce chemin est une longue transversale, et il n’est pas franchement marqué. On est entre des pierres… C’est un paysage et une ambiance un peu bizarres à cette altitude. Ca monte plus fort, et on a presque enfin l’impression d’être à la montagne !

Au col de Côte Longue, on rallie la cabane des Parisiens, à 2695m d’altitude. Celle-ci est actuellement en cours de restauration. Quand on jette un oeil à l’intérieur, on y voit un gros jambon suspendu, en train de sécher… Qu’entend-t’on par “en cours de restauration” ?

La montée finale

La montée finale, les presque 500m de dénivelés qui restent, se font dans une zone très particulière : c’est désertique et le pic se présente comme un immense tas de pierres. Contrairement à la zone précédente, les pierres ont une coloration qui penche vers le rouge, elles sont plus grosses, plus anguleuses et plus coupantes. La progression dans ce champ de pierre est assez lente, et il faut de temps en temps s’aider des mains pour monter. Rien à voir avec de la petite escalade : il s’agit simplement de passer dans des endroits où, sans l’aide des mains, il faut chercher ailleurs (mais ici l’espace est immense) où s’armer d’une belle patience.

La montée se fait un peu comme on le sent : il n’y a pas de chemin marqué. Les cairns sont manifestement construits lors de passage à la descente, et on n’a que l’embarras du choix pour son trajet final. Il n’y a pas forcément de meilleure voie à suivre qu’une autre… il faut se faire son propre chemin, sans stresser : l’espace est vaste mais pas dangereux si l’on reste sérieux. Et on arrive forcément au bout.

A l’arrivée au sommet, j’ai pu voir que la croix en bois qui matérialisait le pic l’année dernière avait été remplacé par des drapeaux à prières tibétains. On reste dans le registre du religieux…

Aujourd’hui, belle vue sur les Ecrins. Nous étions le 24 août, et malgré l’excellent niveau d’enneigement cette année, il ne fallait pas en demander trop pour la vue “enneigée” des sommets. Aux alentours, vers Gap, et plus loin (vers les Alpes de Haute-Provence et les Alpes-Maritimes), la nébulosité était celle de l’été : c’est-à-dire pas très limpide. On distinguait malgré tout de grands classiques, tels que le Mont Viso ou le Chambeyron par exemple. Décidément, le pic du Vieux Chaillol fait envie pour une sortie à ski de randonnée. Ce sera certainement l’une de mes priorités l’hiver prochain.

Après une pause casse-croûte, où l’on se couvre (à cette altitude, et au vent, il fait souvent froid aux heures les plus chaudes) c’est la redescente. Redescente prudente jusqu’à la cabane des Parisiens. Puis il faut rejoindre le col de la Pisse. La descente semble plus longue qu’à la montée : c’est vrai qu’objectivement il y a de la longueur, et on retrouve un chemin qui n’est pas bien marqué, qui semble être multiple quand on s’approche du col… Une fois encore, il faut naviguer au gré des cairns, qui indiqueront parfois un chemin plus marqué que les autres.

Au col de la Pisse, on retrouve un environnement vert/végétal plutôt que gris-rouge/minéral, une température plus chaude et un chemin à petite déclivité. Il est possible de couper, comme à la montée.

La descente finale est faite en suivant l’autre côté du réservoir qu’on voit en contrebas. Le sentier est toujours facile, avec une faible pente. On arrive dans la zone de forêt. Elle devient rapidement dense. Vraiment étonnant pour un 24 août !

En résumé, c’est une randonnée assez facile compte-tenu de la hauteur du pic du Vieux Chaillol, situé à 3163m. Ce n’est pas de tout repos, mais il n’y a pas de difficultés et la montée est très progressive. Effectivement, elle a de quoi être une “classique”.

Le Parc Naturel Régional des Pyrénées Ariégeoises - Languedoc Roussillon

Une marque” Parc” qui s’étoffe de la venue de nouveaux producteurs et prestataires en Languedoc Roussillon, à l’image du sabotier de Bethmale, labellisé lui aussi.

L’occasion d’une séance de signatures officielles avec les nouveaux «marqués» (une dizaine ce soir là) et le président, portant à près d’une trentaine les opérateurs ainsi labellisés en région LR, dans des domaines divers (les produits à base de fruits, fleurs et plantes, les miels et produits de la ruche, les savoir-faire comme les métiers manuels du bois,…).

Désormais pour chacun, une batterie d’outils promotionnels (panonceaux, étiquettes, affiches et autocollants) va renforcer une liste des points de vente qui s’étoffe elle aussi en Languedoc.

Progressivement le parc étend son aire d’influence sur le territoire. Tout comme il entend démultiplier la sienne dans les différents réseaux sociaux, «Facebook», en particulier.

La feuille de route est donc tracée pour le parc en 2016/2017.

«Le tout» dans un contexte de dépenses maitrisées dans le souci de préserver les grands équilibres financiers de la structure, sous le regard de ses principaux partenaires institutionnels : région Languedoc Roussillon, département des Pyrénées orientales, Aude.

Le prochain comité syndical à hauteur du mois de février devra entériner un budget 2016 équilibré en investissement  et en fonctionnement et qui retrouvera un aspect plus courant.

En effet, les investissements lourds réalisés sur la Ferme d’Icart à Montels sont désormais intégrés.

Un siège vitrine du parc qui fait par ailleurs l’objet d’une formation-action (avec l’Adepfo) pour préciser un concept de valorisation de divers sites emblématiques du parc décliné à l’échelle du territoire.

2017 s’annonce riche également en Languedoc Roussillon !

Peinture sur soie : les bandes de couleurs

C’est l’été, chaud, en Languedoc Roussillon, or si vous trouvez des endroits frais au refuge des maisons, profitez-en pour faire de la peinture sur soie : les soies sont souvent magnifiques et le travail de deco à faire assez amusant…

IL VOUS FAUT : la soie à peindre glacis pour peintures normales – 2 pots d’échantillon avec la dispersion plus foncée – peinture de dispersion pour la peinture de base – 2 pots d’échantillon avec la dispersion plus claire – récipient pour mélanger le glacis – un rouleau synthétique souple avec cuvette à peinture – ruban adhésif courbe – ruban adhésif de peintre – pinceau à poils souples – film plastique pour recouvrir le sol.

CONNAISSANCES TECHNIQUES *: extrêmement facile voir http://www.sodintex.com/fr/ pour d’autres conseils et des supports à peindre en soie (éventails, foulards, cravates)

TEMPS NECESSAIRE : Pour un tissu de soie de 2 - 3m, 3 heures (pour que la peinture ait le temps de sécher entre les différentes teintes).

ZONES ADEQUATES : Il convient de n’appliquer cet ornement marquant que sur un tissu de soie adapté : soie Pongé ou habotaï. Peignez les autres tissus à votre choix dans l’une des trois teintes bleues ou utilisez comme alternative pour ce faire une teinte neutre afin d’affaiblir l’effet de la couleur trop vive. Ces techniques fonctionnent bien avec différentes teintes d’une seule et même couleur qui ne doit pas forcément être du bleu.. choisissez une couleur tout à fait suivant votre goût, c’est cela la peinture sur soie !

TECHNIQUE

Etape 1: Appliquez une dispersion acrylique comme couleur de base - dans le présent cas un bleu moyen, et laissez bien sécher la peinture sur soie pendant une nuit.

Etape 2 : Collez le ruban adhésif courbe en réalisant de larges courbes sur le tissu de soie. Reculez-vous de temps à autre pour constater de quoi l’effet a l’air vu de loin.

Etape 3 : Pour la réalisation du glacis, utilisez des pots d’échantillons de dispersion de teintes plus foncées et plus claires que celle du mur peint. Versez 0,5 litre de glacis pour peintures normales dans un récipient et ajoutez de petites quantités de la dispersion plus claire jusqu’à obtenir la teinte sur soie désirée. Répétez cette opération dans un deuxième récipient pour réaliser la dispersion plus foncée (veiller ce faisant à toujours respecter les instructions du fabricant en ce qui concerne la consommation).

Etape 4 : Peignez l’intervalle entre les lignes couvertes en utilisant la dispersion plus claire, retirez le ruban adhésif et laissez sécher la peinture une nuit.

Etape 5 Collez d’autres lignes courbes sur la soie à l’aide de ruban adhésif de couverture. Peignez également ici les intervalles entre les lignes couvertes afin d’obtenir des bandes courbes et propres. Retirez ensuite avec précaution le ruban adhésif et laissez sécher la peinture une nuit. Les couleurs peuvent se chevaucher.
Cela dépend de votre goût personnel quand l’effet souhaité est obtenu.

CONSEIL: Ne vous faites pas de soucis pour les traces de pinceau qui sont éventuellement visibles dans le glacis – elles contribuent à l’effet d’ensemble. D’une manière surprenante, on constate que l’impression est plus reposante quand on utilise une certaine couleur en plusieurs teintes

Touristes russes en Languedoc Roussillon

Faire venir les visiteurs étrangers et mieux les accueillir sont des objectifs qui ont toujours été dans les préoccupations des gestionnaires et responsables de sites patrimoniaux en Languedoc-Roussillon. Aujourd’hui, en raison de l’évolution démographique, politique et/ou économique des pays dits « émergents », on observe la venue en force et pour des séjours de plus en plus fréquents, de nouvelles nationalités très convoitées pour leur soif de découverte et leur pouvoir d’achat important. Parmi ces pays, la Chine, le Brésil et la Russie ont une relation toute particulière avec la destination « France » et le Sud en particulier -Côte d’Azur, côte Vermeille, Montpellier, le Pays Cathare…). Celle-ci occupe en effet une place “à part” dans la culture de ces trois peuples grâce à des liens historiques privilégiés.

Pour les professionnels du tourisme et de la culture en Languedoc Roussillon, c’est à la fois un atout et un enjeu vital : il s’agit d’affiner notre connaissance de ces clientèles, de mieux comprendre leurs motivations et leurs attentes pour améliorer l’attractivité de notre patrimoine culturel et le distinguer plus fortement de l’offre d’autres pays européens.

L’important travail d’étude réalisé dans les années 2000 par le Centre des monuments nationaux, apporte de précieux éléments de réponse à ces questions et permet de mieux appréhender les représentations et attentes de ces visiteurs venus de loin pour mettre en place une réponse à la hauteur de leur espérance.

L’objectif de cette étude était de connaître les représentations mentales, sociales et historiques des visiteurs étrangers du patrimoine français, puis de mesurer l’écart entre ses représentations et la perception de ces visiteurs, à l’occasion de la visite elle-même. La méthodologie retenue s’appuie sur une enquête réalisée sur les sites en France auprès de quelques 3 000 visiteurs étrangers, primo-visiteurs et «récidivistes» et sur l’interview de relais professionnels - touristique et culturel - dans les trois pays. Le traitement de ces témoignages fait apparaître les grandes tendances de comportement, notamment en fonction des générations et de la courbe d’expérience dans la pratique des voyages dont vous trouverez ci-dessous les principaux enseignements.

Représentations et attentes du visiteur russe

1. Références culturelles

Références dominantes en littérature :
Jules Vernes, Alexandre Dumas, Balzac, Victor Hugo, Saint-Exupéry, Aragon, Pagnol pour le “Sud exotique”

Principales références historiques
La plupart des Russes ont en mémoire l’exceptionnelle relation de la France avec la cour impériale russe depuis Pierre le Grand, le français comme langue de la noblesse et de l’élite. La conscience que la Russie est sans doute un des seuls pays à intégrer volontairement à ce niveau la culture française et à la revendiquer.
- Napoléon, la Grande Armée, la campagne russe de 1812
- la Révolution française, la Commune de Paris
- la période de la 2ème Guerre Mondiale, la France comme alliée de la Russie,
l’escadrille Normandie-Niémen (rapprochement et estimes réciproques en temps de guerre.)

Films / documentaires
- les films français des années 60-80
- les adaptations télé des romans de Dumas (« les trois mousquetaires » et « la reine Margot ») des années 80 et 95, servies par des acteurs russes de renom sont très appréciées ainsi que celle des « Mystères de Paris »
- « la fenêtre vers Paris » du cinéaste Yuri Mamine tourné en 1994 a connu un grand succès.
Nota : Les personnages de cette comédie découvrent une possibilité fantastique de se déplacer de Saint-Pétersbourg vers Paris. Leur
circulation inhabituelle entre deux mondes fait constater l’existence des frontières invisibles qui séparent l’Occident et les pays post-socialistes,
même si l’idéologie communiste n’existe plus.
- « rousskii parish », un documentaire revient sur l’émigration blanche et la tradition de la France comme terre d’accueil. Parcours initiatique sur les traces de la mémoire de la diaspora.

La chanson française
La chanson française est très populaire en Russie où tout le monde – y compris les plus jeunes - à en tête une mélodie  d’Edith Piaf ou de Mireille Mathieu ou des chanteurs de la région Georges Brassens, le Sêtois,  en tête. Ces chansons dont on ne comprend pas toujours les paroles sont ressentis comme un air de France.
Récemment la comédie musicale « Notre Dame de Paris » a été très appréciée par le public russe.