Randonnée dans les Alpes au Vieux Chaillol

Quittons momentanément les Pyrénées pour faire une randonnée dans les Alpes…

Hier était un retour au pic du Vieux Chaillol.
L’année dernière je m’y étais rendu en passant par la vallée de Champoléon et le col de Côte Longue (2679m)  et cette année j’ai voulu faire la montée “classique”, au départ de la station de Chaillol.

La montée

Départ d’une altitude d’environ 1750m.

Au démarrage, le choix de l’itinéraire de montée est d’aller à gauche du réservoir : le retour se fera par l’autre côté, histoire de changer un peu. On entend d’abord des moutons, puis des vaches. Sympa.

Sur le sentier, je croise des vaches - un troupeau entier. Le chemin est étroit, et… la première vache attend… un peu comme moi, d’ailleurs… Dans ce cas là, tout le troupeau est bloqué, et tout le chemin aussi. Alors pas le choix : il faut couper à flanc de montagne et tant qu’à faire, monter. C’est crevant mais au moins on prend vite de l’altitude…

Arrive un embranchement où d’un côté on va vers le col de la Pisse (2356m) et de l’autre vers le col de la Vénasque (2487m). Le chemin vers le pic du Vieux Chaillol passe par le col de la Pisse, donc direction de ce côté.

La montée n’est pas très dure, et le chemin prends des transversales un peu longues compte-tenu de la faible difficulté d’ascension. Bien échauffé par l’effort précédent, c’est le bon moment de couper le chemin encore une fois…

Au col de la Pisse on peut faire un point sur son itinéraire et estimer ce qu’il reste à faire pour arriver à destination…

Le pic du Vieux Chaillol est juste au-dessus, et c’est là qu’il faut être prudent : on a l’impression d’être tout juste à côté, mais il reste du chemin à faire… et ce ne sera pas la partie la plus facile de l’itinéraire : celle-ci est juste derrière !

Du col de la Pisse au col de Côte Longue, situé sur une sorte de plateau juste avant la montée finale vers le pic du Vieux Chaillol, le chemin à prendre navigue entre des cairns. Ce chemin est une longue transversale, et il n’est pas franchement marqué. On est entre des pierres… C’est un paysage et une ambiance un peu bizarres à cette altitude. Ca monte plus fort, et on a presque enfin l’impression d’être à la montagne !

Au col de Côte Longue, on rallie la cabane des Parisiens, à 2695m d’altitude. Celle-ci est actuellement en cours de restauration. Quand on jette un oeil à l’intérieur, on y voit un gros jambon suspendu, en train de sécher… Qu’entend-t’on par “en cours de restauration” ?

La montée finale

La montée finale, les presque 500m de dénivelés qui restent, se font dans une zone très particulière : c’est désertique et le pic se présente comme un immense tas de pierres. Contrairement à la zone précédente, les pierres ont une coloration qui penche vers le rouge, elles sont plus grosses, plus anguleuses et plus coupantes. La progression dans ce champ de pierre est assez lente, et il faut de temps en temps s’aider des mains pour monter. Rien à voir avec de la petite escalade : il s’agit simplement de passer dans des endroits où, sans l’aide des mains, il faut chercher ailleurs (mais ici l’espace est immense) où s’armer d’une belle patience.

La montée se fait un peu comme on le sent : il n’y a pas de chemin marqué. Les cairns sont manifestement construits lors de passage à la descente, et on n’a que l’embarras du choix pour son trajet final. Il n’y a pas forcément de meilleure voie à suivre qu’une autre… il faut se faire son propre chemin, sans stresser : l’espace est vaste mais pas dangereux si l’on reste sérieux. Et on arrive forcément au bout.

A l’arrivée au sommet, j’ai pu voir que la croix en bois qui matérialisait le pic l’année dernière avait été remplacé par des drapeaux à prières tibétains. On reste dans le registre du religieux…

Aujourd’hui, belle vue sur les Ecrins. Nous étions le 24 août, et malgré l’excellent niveau d’enneigement cette année, il ne fallait pas en demander trop pour la vue “enneigée” des sommets. Aux alentours, vers Gap, et plus loin (vers les Alpes de Haute-Provence et les Alpes-Maritimes), la nébulosité était celle de l’été : c’est-à-dire pas très limpide. On distinguait malgré tout de grands classiques, tels que le Mont Viso ou le Chambeyron par exemple. Décidément, le pic du Vieux Chaillol fait envie pour une sortie à ski de randonnée. Ce sera certainement l’une de mes priorités l’hiver prochain.

Après une pause casse-croûte, où l’on se couvre (à cette altitude, et au vent, il fait souvent froid aux heures les plus chaudes) c’est la redescente. Redescente prudente jusqu’à la cabane des Parisiens. Puis il faut rejoindre le col de la Pisse. La descente semble plus longue qu’à la montée : c’est vrai qu’objectivement il y a de la longueur, et on retrouve un chemin qui n’est pas bien marqué, qui semble être multiple quand on s’approche du col… Une fois encore, il faut naviguer au gré des cairns, qui indiqueront parfois un chemin plus marqué que les autres.

Au col de la Pisse, on retrouve un environnement vert/végétal plutôt que gris-rouge/minéral, une température plus chaude et un chemin à petite déclivité. Il est possible de couper, comme à la montée.

La descente finale est faite en suivant l’autre côté du réservoir qu’on voit en contrebas. Le sentier est toujours facile, avec une faible pente. On arrive dans la zone de forêt. Elle devient rapidement dense. Vraiment étonnant pour un 24 août !

En résumé, c’est une randonnée assez facile compte-tenu de la hauteur du pic du Vieux Chaillol, situé à 3163m. Ce n’est pas de tout repos, mais il n’y a pas de difficultés et la montée est très progressive. Effectivement, elle a de quoi être une “classique”.

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Le Parc Naturel Régional des Pyrénées Ariégeoises - Languedoc Roussillon

Une marque” Parc” qui s’étoffe de la venue de nouveaux producteurs et prestataires en Languedoc Roussillon, à l’image du sabotier de Bethmale, labellisé lui aussi.

L’occasion d’une séance de signatures officielles avec les nouveaux «marqués» (une dizaine ce soir là) et le président, portant à près d’une trentaine les opérateurs ainsi labellisés en région LR, dans des domaines divers (les produits à base de fruits, fleurs et plantes, les miels et produits de la ruche, les savoir-faire comme les métiers manuels du bois,…).

Désormais pour chacun, une batterie d’outils promotionnels (panonceaux, étiquettes, affiches et autocollants) va renforcer une liste des points de vente qui s’étoffe elle aussi en Languedoc.

Progressivement le parc étend son aire d’influence sur le territoire. Tout comme il entend démultiplier la sienne dans les différents réseaux sociaux, «Facebook», en particulier.

La feuille de route est donc tracée pour le parc en 2016/2017.

«Le tout» dans un contexte de dépenses maitrisées dans le souci de préserver les grands équilibres financiers de la structure, sous le regard de ses principaux partenaires institutionnels : région Languedoc Roussillon, département des Pyrénées orientales, Aude.

Le prochain comité syndical à hauteur du mois de février devra entériner un budget 2016 équilibré en investissement  et en fonctionnement et qui retrouvera un aspect plus courant.

En effet, les investissements lourds réalisés sur la Ferme d’Icart à Montels sont désormais intégrés.

Un siège vitrine du parc qui fait par ailleurs l’objet d’une formation-action (avec l’Adepfo) pour préciser un concept de valorisation de divers sites emblématiques du parc décliné à l’échelle du territoire.

2017 s’annonce riche également en Languedoc Roussillon !

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Peinture sur soie : les bandes de couleurs

C’est l’été, chaud, en Languedoc Roussillon, or si vous trouvez des endroits frais au refuge des maisons, profitez-en pour faire de la peinture sur soie : les soies sont souvent magnifiques et le travail de deco à faire assez amusant…

IL VOUS FAUT : la soie à peindre glacis pour peintures normales – 2 pots d’échantillon avec la dispersion plus foncée – peinture de dispersion pour la peinture de base – 2 pots d’échantillon avec la dispersion plus claire – récipient pour mélanger le glacis – un rouleau synthétique souple avec cuvette à peinture – ruban adhésif courbe – ruban adhésif de peintre – pinceau à poils souples – film plastique pour recouvrir le sol.

CONNAISSANCES TECHNIQUES *: extrêmement facile voir http://www.sodintex.com/fr/ pour d’autres conseils et des supports à peindre en soie (éventails, foulards, cravates)

TEMPS NECESSAIRE : Pour un tissu de soie de 2 - 3m, 3 heures (pour que la peinture ait le temps de sécher entre les différentes teintes).

ZONES ADEQUATES : Il convient de n’appliquer cet ornement marquant que sur un tissu de soie adapté : soie Pongé ou habotaï. Peignez les autres tissus à votre choix dans l’une des trois teintes bleues ou utilisez comme alternative pour ce faire une teinte neutre afin d’affaiblir l’effet de la couleur trop vive. Ces techniques fonctionnent bien avec différentes teintes d’une seule et même couleur qui ne doit pas forcément être du bleu.. choisissez une couleur tout à fait suivant votre goût, c’est cela la peinture sur soie !

TECHNIQUE

Etape 1: Appliquez une dispersion acrylique comme couleur de base - dans le présent cas un bleu moyen, et laissez bien sécher la peinture sur soie pendant une nuit.

Etape 2 : Collez le ruban adhésif courbe en réalisant de larges courbes sur le tissu de soie. Reculez-vous de temps à autre pour constater de quoi l’effet a l’air vu de loin.

Etape 3 : Pour la réalisation du glacis, utilisez des pots d’échantillons de dispersion de teintes plus foncées et plus claires que celle du mur peint. Versez 0,5 litre de glacis pour peintures normales dans un récipient et ajoutez de petites quantités de la dispersion plus claire jusqu’à obtenir la teinte sur soie désirée. Répétez cette opération dans un deuxième récipient pour réaliser la dispersion plus foncée (veiller ce faisant à toujours respecter les instructions du fabricant en ce qui concerne la consommation).

Etape 4 : Peignez l’intervalle entre les lignes couvertes en utilisant la dispersion plus claire, retirez le ruban adhésif et laissez sécher la peinture une nuit.

Etape 5 Collez d’autres lignes courbes sur la soie à l’aide de ruban adhésif de couverture. Peignez également ici les intervalles entre les lignes couvertes afin d’obtenir des bandes courbes et propres. Retirez ensuite avec précaution le ruban adhésif et laissez sécher la peinture une nuit. Les couleurs peuvent se chevaucher.
Cela dépend de votre goût personnel quand l’effet souhaité est obtenu.

CONSEIL: Ne vous faites pas de soucis pour les traces de pinceau qui sont éventuellement visibles dans le glacis – elles contribuent à l’effet d’ensemble. D’une manière surprenante, on constate que l’impression est plus reposante quand on utilise une certaine couleur en plusieurs teintes

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Touristes russes en Languedoc Roussillon

Faire venir les visiteurs étrangers et mieux les accueillir sont des objectifs qui ont toujours été dans les préoccupations des gestionnaires et responsables de sites patrimoniaux en Languedoc-Roussillon. Aujourd’hui, en raison de l’évolution démographique, politique et/ou économique des pays dits « émergents », on observe la venue en force et pour des séjours de plus en plus fréquents, de nouvelles nationalités très convoitées pour leur soif de découverte et leur pouvoir d’achat important. Parmi ces pays, la Chine, le Brésil et la Russie ont une relation toute particulière avec la destination « France » et le Sud en particulier -Côte d’Azur, côte Vermeille, Montpellier, le Pays Cathare…). Celle-ci occupe en effet une place “à part” dans la culture de ces trois peuples grâce à des liens historiques privilégiés.

Pour les professionnels du tourisme et de la culture en Languedoc Roussillon, c’est à la fois un atout et un enjeu vital : il s’agit d’affiner notre connaissance de ces clientèles, de mieux comprendre leurs motivations et leurs attentes pour améliorer l’attractivité de notre patrimoine culturel et le distinguer plus fortement de l’offre d’autres pays européens.

L’important travail d’étude réalisé dans les années 2000 par le Centre des monuments nationaux, apporte de précieux éléments de réponse à ces questions et permet de mieux appréhender les représentations et attentes de ces visiteurs venus de loin pour mettre en place une réponse à la hauteur de leur espérance.

L’objectif de cette étude était de connaître les représentations mentales, sociales et historiques des visiteurs étrangers du patrimoine français, puis de mesurer l’écart entre ses représentations et la perception de ces visiteurs, à l’occasion de la visite elle-même. La méthodologie retenue s’appuie sur une enquête réalisée sur les sites en France auprès de quelques 3 000 visiteurs étrangers, primo-visiteurs et «récidivistes» et sur l’interview de relais professionnels - touristique et culturel - dans les trois pays. Le traitement de ces témoignages fait apparaître les grandes tendances de comportement, notamment en fonction des générations et de la courbe d’expérience dans la pratique des voyages dont vous trouverez ci-dessous les principaux enseignements.

Représentations et attentes du visiteur russe

1. Références culturelles

Références dominantes en littérature :
Jules Vernes, Alexandre Dumas, Balzac, Victor Hugo, Saint-Exupéry, Aragon, Pagnol pour le “Sud exotique”

Principales références historiques
La plupart des Russes ont en mémoire l’exceptionnelle relation de la France avec la cour impériale russe depuis Pierre le Grand, le français comme langue de la noblesse et de l’élite. La conscience que la Russie est sans doute un des seuls pays à intégrer volontairement à ce niveau la culture française et à la revendiquer.
- Napoléon, la Grande Armée, la campagne russe de 1812
- la Révolution française, la Commune de Paris
- la période de la 2ème Guerre Mondiale, la France comme alliée de la Russie,
l’escadrille Normandie-Niémen (rapprochement et estimes réciproques en temps de guerre.)

Films / documentaires
- les films français des années 60-80
- les adaptations télé des romans de Dumas (« les trois mousquetaires » et « la reine Margot ») des années 80 et 95, servies par des acteurs russes de renom sont très appréciées ainsi que celle des « Mystères de Paris »
- « la fenêtre vers Paris » du cinéaste Yuri Mamine tourné en 1994 a connu un grand succès.
Nota : Les personnages de cette comédie découvrent une possibilité fantastique de se déplacer de Saint-Pétersbourg vers Paris. Leur
circulation inhabituelle entre deux mondes fait constater l’existence des frontières invisibles qui séparent l’Occident et les pays post-socialistes,
même si l’idéologie communiste n’existe plus.
- « rousskii parish », un documentaire revient sur l’émigration blanche et la tradition de la France comme terre d’accueil. Parcours initiatique sur les traces de la mémoire de la diaspora.

La chanson française
La chanson française est très populaire en Russie où tout le monde – y compris les plus jeunes - à en tête une mélodie  d’Edith Piaf ou de Mireille Mathieu ou des chanteurs de la région Georges Brassens, le Sêtois,  en tête. Ces chansons dont on ne comprend pas toujours les paroles sont ressentis comme un air de France.
Récemment la comédie musicale « Notre Dame de Paris » a été très appréciée par le public russe.

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Traditions en LR et ailleurs : les Cuillères d’Amour

Hier après  midi je suis allée faire un saut   à Ceret (66) , afin de découvrir la salle  pour le lieu d’expo début juillet. Une exposition est consacrée au jumelage Franco-britannique avec la ville, voir aussi les chronique sur le blog de l’Independant lesangles . Une occasion de découvrir  les traditions galloises, mariage et autres.

En m’approchant d’une vitrine, un ustensile original attira  mon  attention…Je suis tombée sous le charme  de cette “Cuillère d’Amour”! Un fabuleux travail de sculpture et une bien jolie signification!

La coutume de donner des” lovespoons” comme marque d’affection a commencé au Pays de Galles au 16ème siècle. …une manière semblable à un bouquet des fleurs, mais naturellement la cuillère d’Amour( une cuillère à soupe) était plus durable !C’était un  engagement solide.

Une “Love Spoon”   est une cuillère sculptée dans un style  traditionnel et  faite à partir d’une d’une seule pièce de bois par de jeunes hommes ,offerte comme marque d’amour ou pour témoigner l’ affection et les  intentions à leurs amoureuses. Le travail  d’ornement  était effectué le plus couramment sur le manche et  montrait ainsi  la compétence  et le talent du soupirant.

Lorsque les jeunes femmes acceptaient, les amoureux se fiançaient et un mariage avait lieu.

Les motifs allaient du plus simple au plus complexe, du plus traditionnel au plus exotique.  Les marins sculptaient des cuillères d’amour pendant leurs longs voyages, c’est pourquoi des ancres étaient  souvent incorporées aux découpages sur des   bois différents…

Aujourd’hui elle ne s’utilise plus comme un ustensile de cuisine, mais s’offre comme cadeau de mariage , et est devenue un article décoratif prisé à accrocher fièrement sur un mur.

Bien que la lovespoon de Galles soit le plus célèbre il y a également des traditions des lovespoons en Scandinavie  et quelques régions de l’Europe de l’Est qui ont leurs propres modèles et techniques uniques.

Les Lovespoons existent également en pendantif et s’offre à la St Valentin, pour un anniversaire ou pour  une déclaration d’Amour!

Les symboles sculptés ont une signification particulière :

  • Cloche:mariage ou anniversaire, Ensemble en harmonie

  • Oiseaux:Les oiseaux d’amour  ou partir ensemble

  • Diamant : Richesse  ou bonne fortune

  • Boutons de manchettes : élégance

  • Trou de serrure: sécurité, je m’occuperais bien de toi

  • Coeurs : Amour et affection.

  • Serrure et clé : “Mon cœur et ma maison sont tiens”.

  • Harpe : Un symbole traditionnel du pays de Galles et de la musique

  • Clé de Sol : Amour en harmonie

  • Fer à cheval : Chance

  • Double cuillère :unité

  • bateau : passage doux pour la vie

  • Ancre: je veux me fixer

  • Forme de virgule: signes d’âme

  • Roue: travail

  • Cuvette en forme de coeur : vie pleine et bienfaisante

  • Chaine: Un souhait d’être ensemble pour toojurs, ou nombre d’enfants.

  • Boules dans une cage :coffre fort tenu par Amour, Nombre d’enfants

  • Liens (chaîne) - Loyauté et fidélité

  • Noeud celtique : Amour éternel, ensemble  pour toujours

  • Coeurs enlacés - Amour réciproque

  • Tige tordue :2  en phase devenu 1, unité

  • Dragon : Symbole du pays de Galles et de la protection

  • Jonquille: Symbole  du paus de Galles

  • Croix: un souhait  pour avoir confiance en jesus Christ ou souhait d’Amour à lier ensemble,ou Amour que Dieu Bénit

  • Croix celtique : Symbole ancien de la foi

  • Fleur : Douceur et croissance

  • Roue / Forme de diamant : Bonne fortune

  • Vigne / feuilles : Longue et fructueuse vie, Amour grandissant

Je vous invite à découvrir les magnifiques créations  en bois de “Cuillères d’Amour”   d’Adam King https://fr.pinterest.com/pin/337207090822466151/

Vous y verrez  les étapes successives  de la  fabrication.

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randonné en forêt domaniale de gap-Chaudun, Hautes alpes

Laissons un peu de côté la région Languedoc-Roussillon et reportons-nous vers les Alpes, où il nous fut donné, à l’occasion d’une semaine atelier cours-peinture-porcelaine , de randonner autour de la forêt de Gap-Chaudun. Récit :

Longue randonnée, car beaucoup de kilomètres. Un dénivelé pas très élevé, mais tout mis bout à bout, après avoir laissé les muscles endormis, ça fait mal…

Départ à 7h10 au dessous du col de Gleize,  à environ 1550m d’altitude. Comme je m’y attendais, il reste quelques plaques de neige assez épaisse (au moins 40cm) qu’il faut de temps en temps traverser. Il fait froid ce matin, et une veste polaire fermée par dessus une classique petite polaire + des gants sont obligatoire. La montée vers le col est exposée au soleil, et dès qu’on arrive au sommet du col de Gleize (1696m) c’est comme je l’avais prévu : sous les arbres et avec l’exposition, le sentier est encore couvert d’un épais manteau de neige.

Heureusement, celle-ci est assez dure et bien tassée, et ce n’est pas tant l’enfer que ça de marcher dessus sans raquettes.

Poursuite jusqu’au col du milieu (1738m), puis le col de Chabanottes (1663m), et c’est enfin la descente vers Chaudun (1313m). Là je prends un peu d’eau, quelques photos et derrière moi arrivent 3 pêcheurs qui vont passer la journée dans le Petit Buëch, le cours d’eau qui passe au fond de la vallée qui mène jusqu’à Rabou. Il est pratiquement 9h.

Comme je ne connais pas l’itinéraire, j’en profite pour me joindre à eux quelques temps. Je croise un panneau : “Rabou : 9km”. Ah. Oui, là, pas de doutes, ça fait déjà presque deux heures que je marche, et il en reste tant que ça… ça va vraiment faire long…

Nous commençons donc par suivre le cours d’eau très encaissé au fond de la vallée. Le chemin est traitre : il ne voit jamais le soleil, et même si on est bas en altitude, il a beaucoup neigé cet hiver. Il reste de la neige, dessous il y a des feuilles mortes en pagaille, et encore en dessous il arrive qu’on trouve de l’eau gelée. Ce chemin qui est en léger surplomb au dessus du cours d’eau est très dangereux, et il faut se montrer très prudent. Car en cas de problème, personne ne passera par là avant bien longtemps et inutile de dire que le téléphone portable ne passe pas…

Nous faisons ensemble environ 2 kilomètres, puis je continue seul vers Rabou.

L’étroit fond de vallée (en fait ça porte un nom : une petite gorge) s’élargi enfin et le large paysage qui se découvre rappelle que le Dévoluy est à côté. Le pic de Bure est sous les nuages, et j’avais tendance à oublier…

Le chemin est maintenant digne de ce nom : il est plus large et bien moins dangereux. Quoiqu’avant d’arriver à Rabou, il faut cependant passer un flanc de montagne. Ca donne un passage particulièrement vertigineux… Brrrr… J’avais pas pu deviner ça à la lecture de la carte IGN !

Une fois à Rabou, il est 11h. On utilise sur un peu plus d’1km une route qui mène au hameau La Rivière. La route s’y arrête et un chemin prends le relai. Objectif : retour au col de Chabanottes et suivre le même chemin jusqu’au départ.

La carte IGN devient alors indispensable, car les marquages sont éloignés, mal visibles, et je me suis laisser berner une fois ou deux à suivre la trace la plus marquée en pensant suivre le bon chemin. Erreur, mais j’ai appris avec le temps qu’à la montagne, il vaut mieux reculer que présumer avoir raison…

La distance de Rabou vers le col de Chabanottes, en suivant ce chemin, est plus court. Mais la fatigue est là, d’autant que je suis initialement très fatigué de ma semaine. Le dénivelé est celui-ci : on part de 1153m d’altitude pour rejoindre le col de Chabanottes à 1663m. 500m de montée ce n’est pas énorme, mais les kilomètres s’accumulent dans les jambes.

Sans trop peiner mais sur un rythme un peu plus faible que celui que j’imprime habituellement, la montée se fait, parfois un peu “off-road” à cause du marquage de mauvaise qualité du chemin. Ca, c’est fatiguant.

La montée est malgré tout plus courte que je ne l’avais estimé, et c’est tant mieux. Je rejoint le col de Chabanottes, puis il faut aller rejoindre le col de Gleize. Quand on est fatigué, c’est interminable… On est sur un chemin sous les arbres, le neige est sous les pieds, et à chaque virage on croit que là, après à 50m, c’est la fin… Mais ça a été bien plus long que ça…

Enfin, le col de Gleize. Il y a un vent qui n’est pas très fort, mais qui est très froid. Comme à la montée, il faut ressortir le veste polaire et les gants. Le paysage confirme que la fin de la saison d’hiver est toute proche… comme en languedoc-roussillon où l’hiver 2015-2016 n’aura connu que 3 jours de relatif froid (2° degrés).

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