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Maison bioclimatique, coffrage isolant - les notions essentielles

Par admin • • Catégorie: habitat

La maison bioclimatique joue  sur plusieurs aspects parmi lesquels l’implantation, l’orientation, la forme, la disposition des pièces, les matériaux utilisés (polystyrène, blocs isolants, panneaux bois…) constituant l’enveloppe et la végétation environnante.

1- Maison bioclimatique, coffrage isolant

La sensibilisation croissante du grand public aux questions du réchauffement climatique et de la santé explique aujourd’hui son retour sur le devant de la scène. L’approche bioclimatique, qui consiste à construire en fonction du climat en tirant profit des ressources locales gratuites tout en se protégeant des contraintes, permet en effet de réduire les besoins thermiques et ainsi de réaliser des économies d’énergie.

2_ L’enveloppe et les matériaux : coffrages isolants naturels

En contact direct avec l’extérieur, les parois doivent assurer un confort intérieur suffisant tout au long de l’année en limitant les dépenses énergétiques du foyer. A cet égard, les performances thermiques des matériaux, tout particulièrement leur isolation et leur inertie, sont des critères de choix déterminants.

Parmi les solutions fréquemment mise en œuvre, on trouve - les blocs de coffrage isolant à bancher pour la maison, les murs à isolation répartie en éléments maçonnées de terre cuite, béton cellulaire, ou argile expansé  - les systèmes d’isolation par l’extérieur s’appliquant sur tout type de support et s’associant à des revêtements par enduits, bardages, habillages divers…, - ou encore les murs à ossature bois et panneaux isolants. Ces différentes techniques sont souvent associées à des vitrages performants, des murs capteurs d’énergie…

En période froide, il s’agit à la fois de favoriser les apports solaires de l’extérieur vers l’intérieur de l’habitat, et de limiter les pertes de chaleur vers le dehors. En période chaude, on cherche au contraire à protéger la maison du rayonnement solaire et de l’apport de chaleur de l’extérieur vers l’intérieur, tout en évacuant les calories intérieures. Sous nos climats tempérés, l’absence de surchauffe évite généralement l’installation d’une climatisation.

Concernant le chauffage, le rafraîchissement et la ventilation, les choix s’orientent vers les équipements du marché les plus économes en énergie et favorisent le recours aux énergies renouvelables.

C’est dans les années 1970, au lendemain de la première crise pétrolière, qu’ont été développés les principes de l’architecture bioclimatique. La hausse du prix du pétrole impliquait alors d’explorer de nouvelles voies pour réduire la facture énergétique. On se souvient de quelques réalisations largement médiatisées de maisons rondes suivant la course du soleil dans le ciel ou d’habitations organiques semi-enterrées.

En France, en raison de la baisse du coût de l’énergie, l’architecture bioclimatique n’a pas été soutenue dans la durée contrairement à ce qui s’est passée en Allemagne, Suisse et dans les pays nordiques, et les rares pionniers d’alors ont tenté de poursuivre seuls leurs efforts.

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