Laissons un peu de côté la région Languedoc-Roussillon et reportons-nous vers les Alpes, où il nous fut donné, à l’occasion d’une semaine atelier cours-peinture-porcelaine , de randonner autour de la forêt de Gap-Chaudun. Récit :

Longue randonnée, car beaucoup de kilomètres. Un dénivelé pas très élevé, mais tout mis bout à bout, après avoir laissé les muscles endormis, ça fait mal…

Départ à 7h10 au dessous du col de Gleize,  à environ 1550m d’altitude. Comme je m’y attendais, il reste quelques plaques de neige assez épaisse (au moins 40cm) qu’il faut de temps en temps traverser. Il fait froid ce matin, et une veste polaire fermée par dessus une classique petite polaire + des gants sont obligatoire. La montée vers le col est exposée au soleil, et dès qu’on arrive au sommet du col de Gleize (1696m) c’est comme je l’avais prévu : sous les arbres et avec l’exposition, le sentier est encore couvert d’un épais manteau de neige.

Heureusement, celle-ci est assez dure et bien tassée, et ce n’est pas tant l’enfer que ça de marcher dessus sans raquettes.

Poursuite jusqu’au col du milieu (1738m), puis le col de Chabanottes (1663m), et c’est enfin la descente vers Chaudun (1313m). Là je prends un peu d’eau, quelques photos et derrière moi arrivent 3 pêcheurs qui vont passer la journée dans le Petit Buëch, le cours d’eau qui passe au fond de la vallée qui mène jusqu’à Rabou. Il est pratiquement 9h.

Comme je ne connais pas l’itinéraire, j’en profite pour me joindre à eux quelques temps. Je croise un panneau : “Rabou : 9km”. Ah. Oui, là, pas de doutes, ça fait déjà presque deux heures que je marche, et il en reste tant que ça… ça va vraiment faire long…

Nous commençons donc par suivre le cours d’eau très encaissé au fond de la vallée. Le chemin est traitre : il ne voit jamais le soleil, et même si on est bas en altitude, il a beaucoup neigé cet hiver. Il reste de la neige, dessous il y a des feuilles mortes en pagaille, et encore en dessous il arrive qu’on trouve de l’eau gelée. Ce chemin qui est en léger surplomb au dessus du cours d’eau est très dangereux, et il faut se montrer très prudent. Car en cas de problème, personne ne passera par là avant bien longtemps et inutile de dire que le téléphone portable ne passe pas…

Nous faisons ensemble environ 2 kilomètres, puis je continue seul vers Rabou.

L’étroit fond de vallée (en fait ça porte un nom : une petite gorge) s’élargi enfin et le large paysage qui se découvre rappelle que le Dévoluy est à côté. Le pic de Bure est sous les nuages, et j’avais tendance à oublier…

Le chemin est maintenant digne de ce nom : il est plus large et bien moins dangereux. Quoiqu’avant d’arriver à Rabou, il faut cependant passer un flanc de montagne. Ca donne un passage particulièrement vertigineux… Brrrr… J’avais pas pu deviner ça à la lecture de la carte IGN !

Une fois à Rabou, il est 11h. On utilise sur un peu plus d’1km une route qui mène au hameau La Rivière. La route s’y arrête et un chemin prends le relai. Objectif : retour au col de Chabanottes et suivre le même chemin jusqu’au départ.

La carte IGN devient alors indispensable, car les marquages sont éloignés, mal visibles, et je me suis laisser berner une fois ou deux à suivre la trace la plus marquée en pensant suivre le bon chemin. Erreur, mais j’ai appris avec le temps qu’à la montagne, il vaut mieux reculer que présumer avoir raison…

La distance de Rabou vers le col de Chabanottes, en suivant ce chemin, est plus court. Mais la fatigue est là, d’autant que je suis initialement très fatigué de ma semaine. Le dénivelé est celui-ci : on part de 1153m d’altitude pour rejoindre le col de Chabanottes à 1663m. 500m de montée ce n’est pas énorme, mais les kilomètres s’accumulent dans les jambes.

Sans trop peiner mais sur un rythme un peu plus faible que celui que j’imprime habituellement, la montée se fait, parfois un peu “off-road” à cause du marquage de mauvaise qualité du chemin. Ca, c’est fatiguant.

La montée est malgré tout plus courte que je ne l’avais estimé, et c’est tant mieux. Je rejoint le col de Chabanottes, puis il faut aller rejoindre le col de Gleize. Quand on est fatigué, c’est interminable… On est sur un chemin sous les arbres, le neige est sous les pieds, et à chaque virage on croit que là, après à 50m, c’est la fin… Mais ça a été bien plus long que ça…

Enfin, le col de Gleize. Il y a un vent qui n’est pas très fort, mais qui est très froid. Comme à la montée, il faut ressortir le veste polaire et les gants. Le paysage confirme que la fin de la saison d’hiver est toute proche… comme en languedoc-roussillon où l’hiver 2015-2016 n’aura connu que 3 jours de relatif froid (2° degrés).


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